Les effets secondaires de la luminothérapie

 

Les effets secondaires potentiels de la luminothérapie ou du simulateur d'aube sont rares et comprennent le plus souvent la nervosité, une sensation de fatigue oculaire et des maux de tête.

 

La luminothérapie, comme pour les médications d'antidépresseurs, provoquera parfois chez les patients un passage dans une phase maniaque pendant laquelle ils peuvent avoir des difficultés de sommeil, ou devenir impatients et irritables, et se sentir ''speed'' ou euphoriques (Terman & Terman, 1999).

Selon Kogan & Guilford (1998), les effets secondaires les plus répandus sont les maux de tête et les problèmes oculaires ou visuels. Dans leur étude, presque tous les effets secondaires étaient bénins, éphémères, et n'interféraient pas avec le traitement. Cependant, ils recommandent aux personnes prenant certaines médications comme le lithium, des antidépresseurs tricycliques et des neuroleptiques ainsi qu'aux personnes atteintes de diabète ou de dégénération maculaire d'être suivis par un ophtalmologue.

Un des symptômes du TAS et du TAS subsyndromique est que l'individu peut vivre une période de manie au printemps et en automne. Ils sentiront le fait que tout est possible et auront apparemment une quantité illimitée d'énergie. Ce sont ces individus qui sont le plus enclin à la manie, étant un effet secondaire de la luminothérapie, et devront réduire leur durée d'exposition en conséquence.

Un débat a eu lieu pour savoir s'il peut y avoir des effets rétiniens sur le long terme, associés à l'exposition d'une lampe de luminothérapie, mais personne ne s'est posé la question lorsque les lumières avec un filtrage convenable des UV sont utilisés (Lee et al, 1998).

Certains des effets secondaires les plus communs de la luminothérapie surviennent quelques heures après la fin du traitement et disparaissent en général tous après plusieurs expositions. Si, après quatre jours, l'irritation persiste ou empire, l'individu devra s'installer un peu plus loin de la lampe de luminothérapie, réduisant l'exposition.

Il faudrait noter que les effets secondaires de la luminothérapie ne sont pas dangereux et sont minimes par rapport aux effets désagréables des antidépresseurs (Terman & Terman, 1999). On a constaté que les gens ont leur propre seuil de tolérance à la luminothérapie, et doivent le déterminer et s'y tenir pendant le traitement. Parce que cette forme de traitement est assez nouvelle, beaucoup de médecins recommandent un examen oculaire de référence et un suivi annuel (Smyth, 1990).

Si une personne présente un problème de peau ou un problème oculaire, causé par la lumière vive, elle devra consulter un médecin avant de s'engager dans une luminothérapie. Si une personne souffre de troubles tels qu'un glaucome, une cataracte, un détachement rétinien, une rétinopathie, elle ne devra pas suivre le traitement. La lumière vive pourrait aggraver le problème oculaire ou provoquer une éruption cutanée pour un problème de peau. Si une personne souffre d'hypertension, de diabète ou présente un antécédent de problèmes oculaires dans la famille, elle devra obtenir un avis médical avant de commencer la luminothérapie (Lam & Levitt, 1999).

Il a été démontré que la thérapie par la lumière est une thérapie non envahissante et réussie sans effets secondaires importants, positive dans de nombreux domaines de nos vies. En effet, une étude canadienne a révélé des améliorations dans la réussite scolaire, la présence et les taux de croissance dans des classes dont les enfants ont suivi un traitement par lumière vive.
Ceci a aussi montré une diminution du nombre de caries dentaires.

Une autre étude à l'université de Cornell a montré que travailler sous un éclairage vif aidait à réduire la fatigue de perception. Les implications positives et les applications de la luminothérapie viennent tout juste d'être reconnues ; il est évident que dans l'avenir nous aurons besoin de réétudier la manière d'utiliser l'éclairage dans nos écoles, lieux de travail, hôpitaux et habitations.